Prise de position | La Nouvelle Action Royaliste

Liquidation de l’industrie nationale !

Prise de position |  jeudi 28 septembre 2017 | Thème: économie
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La Nouvelle Action royaliste communique :

La prise de contrôle d’Alstom par l’allemand Siemens et des chantiers de Saint-Nazaire par l’italien Fincantieri sont les nouvelles étapes – pas les dernières – de la liquidation de l’industrie nationale par des dirigeants politiques asservis au capitalisme financier.

L’élite du pouvoir politique et des affaires a entrepris depuis trois décennies de liquider l’industrie nationale sous divers prétextes. En 2004, Péchiney est acheté par le canadien Alcan puis cédé à Rio Tinto et démantelé. En 2006, Arcelor est acheté par le groupe indien Mittal Steel. En 2006, Alcatel fusionne avec l’américain Lucent technologies avant d’être récupéré par Nokia et les Chantiers de l’Atlantique sont vendus par Alstom au norvégien Aker Yards, puis revendus au coréen STX avant d’être provisoirement nationalisés cette année. En 2014, c’est la branche énergie d’Alstom qui passe en 2014 sous le contrôle de l’américain General Electric qui récupère les turbines Arabelle qui équipent nos centrales nucléaires.

Ainsi, en dix ans, la France a perdu des positions stratégiques dans le domaine de l’aluminium, des équipements électroniques, de la sidérurgie, de la construction navale et de la production d’énergie avec de très graves conséquences pour la défense nationale, pour le commerce extérieur et pour l’emploi.

Le jour même où les chantiers de Saint-Nazaire passent sous contrôle italien, avec d’inquiétantes perspectives de participations croisées entre Naval group (l’ancienne DCNS) et Fincantieri dans le secteur militaire, la branche ferroviaire d’Alstom qui était restée française passe sous contrôle allemand. La fusion se fait théoriquement à égalité, avec des garanties pour l’emploi, dans une perspective « européenne ». Mais comment éviter que Siemens avantage l’ICE au détriment du TGV, comment éviter que Siemens ne récupère à son profit la recherche-développement alors que « Mobility solutions business » a son siège à Berlin ? Comment éviter que les « synergies » ne conduisent à des fermetures de sites et à des suppressions d’emplois ? Les discours sur « l’Airbus  ferroviaire » et sur le « champion européen » sont mensongers : dans quelques années, on s’apercevra que c’est l’Allemagne qui a gagné alors que la volonté de puissance allemande, américaine ou chinoise peut être bloquée par une politique de protection de l’économie nationale et de nationalisation des secteurs-clés de notre industrie.

Dans la liquidation d’Alstom, dans l’abandon de nos chantiers navals, Emmanuel Macron porte une écrasante responsabilité. Mais c’est l’oligarchie tout entière qui trahit les intérêts de la nation française.