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Politique générale | La Nouvelle Action Royaliste

Vingt-cinquième Congrès du 2 avril 2006

Politique générale |  dimanche 2 avril 2006 | Thème: politique
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La France est entrée au mois de février dans une nouvelle phase de la crise politique et sociale qui, depuis dix ans, met en mouvement un nombre croissant de Français.

Cette crise est provoquée par l’attitude des dirigeants des partis de droite et de gauche, qui réduisent l’action politique à des intérêts de carrière et qui veulent jouir de leurs privilèges tout en imposant au peuple français des sacrifices insensés.

Par leurs votes de rejet des équipes de droite et de gauche alternativement, par leurs votes de protestation – le 21 avril 2002 tout particulièrement – les Français ont voulu montrer qu’ils récusaient les orientations autoritairement décidées depuis 1983.

Le déni de démocratie est devenu manifeste lorsque les oligarques de droite et de gauche ont délibérément refusé de tenir compte du Non au référendum du 29 mai 2005, qui portait condamnation d’une prétendue « constitution » européenne et de l’idéologie ultra-libérale prescrite dans le traité.

En décidant de nouvelles mesures de déréglementation, dans l’intention de détruire le droit français du travail, le gouvernement et sa majorité ont provoqué le mouvement de révolte des lycéens, des étudiants et des salariés de tous niveaux qui refusent à juste titre le CPE, la précarité et plus généralement le système d’exploitation dont ils sont victimes.

Au lieu de jouer le rôle d’arbitre qui lui est prescrit par la Constitution, le président de la République, désavoué par le peuple français en mai 2005, a de nouveau choisi d’agir dans l’intérêt de la minorité privilégiée et selon ses objectifs électoraux. Ce mépris du peuple français risque d’engendrer une violence croissante.

Il serait désastreux que la crise actuelle favorise l’arrivée au pouvoir de personnes et d’équipes mêlant l’autoritarisme et l’ultra-libéralisme ou masquant leur acceptation résignée du « marché » par quelques mesures d’accompagnement social.

L’urgence est de définir un nouveau projet politique pour la nation, capable de mobiliser plusieurs familles politiques et toutes les générations.

Pour sa part, la Nouvelle Action royaliste rappelle les principaux éléments de son programme, qui peuvent susciter l’intérêt de citoyens appartenant à différentes traditions :

  • Restauration de la VRépublique dans la fidélité à son esprit : allongement de la durée du mandat présidentiel, limitation des possibilités de candidature du Premier ministre à l’élection présidentielle, élection du Sénat à la proportionnelle intégrale.

  • Mise en place en urgence d’une protection tarifaire des activités nationales et négociation avec nos partenaires européens en vue de la définition d’un tarif extérieur commun et d’une nouvelle politique monétaire européenne qui suppose le contrôle étroit de la Banque centrale européenne et la redéfinition de ses missions, le remplacement par une monnaie commune d’une monnaie unique qui constitue un insupportable carcan dont une ou plusieurs nations européennes auront bientôt à se défaire.

  • Nationalisation du crédit et des secteurs stratégiques de l’industrie française ; planification démocratique et indicative du développement de l’activité nationale.

  • Politique de relance par le budget notamment pour financer le secteur public et les grands programmes de développement ; hausse généralisée des salaires afin de soutenir la demande globale – cette politique de relance visant explicitement le retour au plein emploi.

  • Présentation à nos partenaires du projet de Confédération européenne réunissant l’ensemble des États du continent en vue d’une politique de sécurité commune impliquant la sortie de l’OTAN, la définition d’une politique européenne de recherche et de développement, l’action commune auprès des institutions financières internationales dans la perspective de la mise en œuvre de politiques de financement du développement.

La Nouvelle Action royaliste est engagée dans la lutte contre l’ultra-libéralisme. Elle développera et précisera ses propositions dans les mois qui viennent, afin de contribuer au débat démocratique et de préparer un nouveau rassemblement politique, dans la fidélité à la Déclaration de 1789 et au Préambule de 1946, selon l’esprit de la Constitution de la Ve République.