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Politique générale | La Nouvelle Action Royaliste

Vingt-deuxième Congrès du 16 mars 2003

Politique générale |  dimanche 16 mars 2003 | Thème: politique
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Au moment où les gouvernements américain et britannique s’apprêtent à déclencher une guerre préventive contre l’Iraq, au mépris de l’opposition manifestée au Conseil de sécurité de l’ONU par la France, la Russie et la Chine ;

 

Face à la crise économique et financière qui frappe le Japon, l’Europe et les États-Unis et qui détruit la confiance abusivement placée dans les structures et les mécanismes du capitalisme ultra-concurrentiel ;

 

Face à des oligarchies européennes intéressées au maintien d’un ultra-libéralisme qui leur garantit des pouvoirs, des profits et des privilèges manifestes, au mépris de la démocratie et de la juste répartition du revenu national dans chaque pays ;

 

Face aux risques de déstabilisation politique dont l’élection présidentielle de 2002 a donné un exemple spectaculaire ;

 

Face à la montée des révoltes sociales provoquées par les fermetures d’usines et les licenciements massifs ;

 

La Nouvelle Action royaliste :

 

Approuve la politique de résistance au bellicisme du gouvernement américain, telle qu’elle a été menée par le président de la République et par le ministre des Affaires étrangères, dans l’alliance avec l’Allemagne, la Belgique, la Russie et la Chine.

 

Elle souhaite que cette opposition aux visées hégémoniques des États-Unis conduise à la définition d’une nouvelle politique étrangère, fondée sur l’affirmation de la souveraineté de la nation, orientée vers l’organisation confédérale de l’Europe continentale dans l’alliance renforcée avec l’Allemagne et la Russie et dans le souci constant de l’aide au développement de l’ensemble de ses nations, à commencer par les plus pauvres d’entre elles.

 

Elle espère que la France saura de nouveau remplir ses obligations internationales. Elle espère tout particulièrement que, lors des prochaines négociations à l’OMC, notre pays saura entraîner ses partenaires pour briser l’offensive ultra-libérale dans le secteur des services et du commerce avant de les associer étroitement à une révision radicale de l’idéologie et des méthodes des institutions financières internationales.

 

Elle dénonce l’idéologie funeste du laisser-faire ultra-libéral, qui prive la nation française d’une partie de ses capacités économiques et qui l’enserre, comme les autres nations de la zone euro, dans des carcans absurdes.

 

Elle récuse la « gouvernance » pratiquée par une équipe ministérielle qui refuse a priori toute politique industrielle et qui n’envisage même pas de contester la Banque centrale européenne, qui sort de temps à autre de son inertie pour décider des baisses de taux d’intérêt sans portée. Elle dénonce le gel annoncé des crédits budgétaires, qui aggravera le risque de récession, et plus généralement la politique économique et sociale d’un gouvernement qui agit sous la pression du Medef, de la FNSEA et des éléments les plus réactionnaires de la droite.

 

Elle condamne le décentralisme gouvernemental fondé sur des formules contradictoires ou insensées. Elle réclame une réforme de la décentralisation permettant notamment de réduire le nombre des niveaux administratifs et de pratiquer une péréquation interrégionale des ressources fondée sur le principe d’égalité. Elle demande la mise en œuvre d’une politique nationale d’aménagement du territoire permettant les rééquilibres structurels qui s’imposent.

 

La NAR est décidée à lutter contre une réforme de la sécurité sociale dictée par le Medef avec la complicité des dirigeants de la CFDT. Elle défend le principe d’une sécurité sociale universelle couvrant l’ensemble des risques pour tous avec les mêmes obligations. Attachée au principe de solidarité nationale institué à la Libération, elle souligne son attachement à la retraite par répartition et s’oppose à toute privatisation de l’assurance maladie.

 

La Nouvelle Action royaliste s’engage par conséquent à poursuivre la lutte :

 

- pour le dialogue paisible des nations, contre la politique hégémonique du gouvernement des États-Unis et contre la guerre menée en Iraq ;

 

- pour la coopération entre les nations, contre l’idéologie ultra-concurrentielle qui sévit à l’OMC, au FMI, et à la Banque mondiale, contre le projet d’accord sur la « libéralisation » du commerce et des services ;

 

- pour l’unité de la nation française et pour la défense de l’État, gardien de l’intérêt général, contre les privatisations à venir ; pour la reconstruction des services publics et la nationalisation des secteurs et des industries stratégiques.

Elle espère la reconstitution, manquée en 2002, de l’alliance entre les patriotes qui demeurent fidèles aux principes de la Déclaration des droits de 1789 et du Préambule constitutionnel de 1946 pour que s’accomplissent au plus vite, dans la légalité, les révolutions économiques et sociales indispensables au redressement du pays et au bien-être de ses citoyens.