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Politique générale | La Nouvelle Action Royaliste

Vingt-huitième Congrès du 7 mars 2009

Politique générale |  samedi 7 mars 2009 | Thème: politique
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En écho à plusieurs économistes de réputation internationale, la Nouvelle Action royaliste n’a cessé d’expliquer pourquoi le système ultra-libéral se détruirait lui-même et provoquerait une crise de très grande ampleur.

C’est pourquoi elle réclamait depuis 1983 :

- la mise en œuvre d’une nouvelle politique économique, inscrite dans le cadre d’une protection du continent européen contre les agressions commerciales et financières ;

- la nationalisation du crédit ;

- la hausse massive des salaires ;

- la mise en œuvre d’un nouveau plan de développement économique et social.

 Dès l’automne 2007, il était clair que les États-Unis et l’Europe étaient entrés dans une crise systémique – à laquelle il fallait résister par des mesures rapides et cohérentes, concertées avec l’ensemble des puissances européennes. Face à cette épreuve, la France était mieux armée que certains de ses voisins, qui s’étaient plus complètement soumis à la logique ultra-libérale.

Chef tonitruant d’un orchestre réduit à produire une musique d’ambiance, Nicolas Sarkozy n’a pas compris que la crise était engendrée par l’ultra-concurrence sur le marché mondialisé ; par la baisse des salaires qui en résulta et qui fut compensée par l’endettement massif des ménages américains et britanniques notamment ; par la libre circulation des mouvements de capitaux. Ses diatribes contre le capitalisme ont masqué l’inertie de l’État dont on annonçait paradoxalement le « retour ». C’est seulement en décembre 2008 que Nicolas Sarkozy a annoncé un plan de relance d’ampleur limitée et en partie fictif après avoir décidé de prêter sans contrepartie des sommes considérables aux banques françaises.

Cette incompréhension de la crise et cet amateurisme exposent l’économie nationale et les Français à subir des chocs d’une violence inouïe sans que l’État prennent les moyens de les en protéger, sans que l’Union européenne et la zone euro puissent les préserver des tempêtes économiques, financières et bientôt monétaires.

Nul ne saurait s’étonner que de nombreux Français, à commencer par les citoyens des départements d’outre-mer, décident de se révolter : seules les manifestations de rue et les grèves peuvent contraindre Nicolas Sarkozy à renoncer à lutter contre la crise du système ultra-libéral par des recettes ultra-libérales.

Les militants et sympathisants de la Nouvelle Action royaliste participent activement au mouvement social qui commence à prendre forme.

Ils redoutent que la politique économique qu’ils préconisent soit appliquée trop tard, partiellement, de manière incohérente, dans la panique et sous la pression de groupes d’intérêts.

Ils souhaitent que les élections européennes soient l’occasion d’un grand débat national autour des véritables enjeux : protection souple de l’Europe ou libre-échangisme ; laisser-faire ou nationalisation du crédit, contrôle des mouvements internationaux de capitaux et mise de la Banque centrale européenne sous la tutelle du Conseil européen. Ils s’attendent cependant à un débat de pure forme entre des chefs de partis qui, à droite comme à gauche, se servent des élections européennes pour placer des hommes d’appareil et des vaincus du suffrage universel.

 Suite aux motions adoptées par son Congrès, la Nouvelle Action royaliste propose :

Dans le domaine social,

- de renouer avec les principes fondateurs de la participation, à commencer par le blocage des fonds sur cinq ans et leur affectation exclusive à l’investissement productif ;

- que soit institué un contrôle par les salariés de l’affectation et de la gestion des fonds ;

- de ne pas négliger d’autres systèmes d’épargne salariale comme l’intéressement, l’actionnariat salarié ou les divers plans d’épargne d’entreprise, à condition qu’ils ne viennent pas interférer avec les négociations salariales. 

Dans le domaine international, la France doit donner l’exemple d’une politique du développement visant la conquête ou la reconquête de la souveraineté alimentaire par les pays pauvres ; elle doit donner l’exemple d’accords de stabilisation des échanges agricoles avec les États ACP dans le cadre de systèmes nationaux ou continentaux de protection souple. Elle doit favoriser, contre les logiques ultra-concurrentielles, des politiques agricoles adaptées aux situations locales et intégrant les dimensions sociales et écologiques dans les projets spécifiques de développement.

Sur le plan géopolitique, la Nouvelle Action royaliste n’a cessé de militer pour que la France se retire complètement de l’Otan afin que des soldats français cessent de combattre et de mourir sous commandement étranger dans des opérations dont les objectifs, la stratégie et la tactique sont fixés à Washington. La Nouvelle Action royaliste dénonce par conséquent le retour complet dans l’organisation militaire dirigée par les États-Unis et demande que l’armée française ne soit plus engagée dans les combats qui se déroulent en Afghanistan. La Nouvelle Action royaliste participera aux manifestations organisées contre l’Otan et contre l’alignement politique et militaire de la France, décidé sans que le peuple français soit consulté.