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Politique générale | La Nouvelle Action Royaliste

Vingt-septième Congrès du 13 avril 2008

Politique générale |  dimanche 13 avril 2008 | Thème: politique
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Adoptée en Assemblée générale

La France commence à subir les effets catastrophiques de la crise financière qui frappe les États-Unis. Cette crise, la plus grave depuis celle de 1929, est d’autant plus redoutable pour notre économie que les industries nationales sont durement frappées par la baisse du dollar et par la hausse consécutive de l’euro génératrice de nouvelles délocalisations. Déjà durement affectées par l’ultra-libéralisme, les classes moyennes et populaires sont exposées à subir de nouveaux chocs violents.

La menace apparue pendant l’été 2007 impliquait une réaction immédiate du gouvernement français. Une nouvelle stratégie économique et monétaire aurait dû être définie et proposée aux partenaires européens de la France afin de protéger les banques et les entreprises par tous les moyens.

Cette réaction n’a pas eu lieu. Le gouvernement et la majorité, subjugués par Nicolas Sarkozy, ont imposé avec la complicité d’une partie de la gauche la ratification du traité de Lisbonne qui reprend les dispositions essentielles du « traité constitutionnel » rejeté par le peuple français. Par ce déni de démocratie, les dirigeants du pays ont entériné des principes économiques, financiers et monétaires fallacieux au moment même où leur malfaisance devenait à tous égards évidente.

L’activisme affiché par Nicolas Sarkozy, l’indécence de son comportement personnel et la campagne pour les élections locales ont trop longtemps masqué l’irresponsabilité flagrante du pouvoir exécutif et des chefs de la majorité parlementaire. Désormais avérée, cette irresponsabilité ne cesse de s’aggraver.

Alors que la crise financière commence à frapper les principales nations de l’Union européenne, une équipe en sursis, paralysée par les rivalités et toujours soumise aux foucades élyséennes, utilise les forces qui lui restent pour désorganiser l’administration française par d’aveugles réductions d’effectifs, continuer à détruire la protection sociale et maintenir la contrainte salariale. Conçue dans l’obsession des économies budgétaires, menée pour satisfaire le Medef et les hautes classes, cette « rigueur » inavouée ne fera qu’amplifier les ravages de la crise internationale.

Moins d’un an après sa victoire, il est clair que Nicolas Sarkozy n’a pas tenu ses promesses – qu’il s’agisse de la lutte contre les délocalisations, de la hausse du pouvoir d’achat ou de la réorientation des missions de la Banque centrale européenne.

Seules l’inexistence de l’opposition de gauche, la mollesse des syndicats et l’autocensure des principaux médias permettent à un pouvoir exécutif délégitimé par le viol continuel de la Constitution (rôle du Président, pouvoirs du Premier ministre, fonction du gouvernement, droits du Parlement) de sauver quelques apparences – mais de manière chaque jour moins convaincante.

L’effondrement politique et moral de la classe dirigeante s’accompagne d’un alignement inconditionnel sur les États-Unis, quant à la lutte qu’ils prétendent mener au nom d’un « Occident » mythique contre un camp islamiste abusivement présenté comme un bloc. La « politique de l’immigration », menée dans le mépris de l’intérêt national et des personnes, s’inscrit désormais clairement dans une vision racialisante. La reconnaissance de l’indépendance du Kosovo au mépris du droit international, l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan sans aucune discussion préalable sur les enjeux de la guerre et sur les conditions politiques du retour à la paix, soulignent cette inféodation consacrée par la volonté de réintégration complète dans l’Otan.

En conséquence la Nouvelle Action royaliste se prononce :

Pour la protection des économies européennes, le contrôle de la circulation des capitaux, la nationalisation du crédit et une politique monétaire déterminée par les impératifs industriels et commerciaux ;

Pour la redéfinition de la politique française dans les Balkans, pour le soutien à la Russie face au projet américain d’installation d’un « bouclier antimissile » en Europe, pour le lancement d’une campagne d’opposition au retour dans l’Otan ;

Pour la protection des journalistes contre toutes les formes de pressions économiques, politiques et judiciaires par la reconnaissance de contre-pouvoirs ;

Pour le retour à la lettre et à l’esprit de la Ve République, dans le combat contre le délire autocratique.