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Politique générale | La Nouvelle Action Royaliste

Vingt-sixième Congrès du 18 mars 2007

Politique générale |  dimanche 18 mars 2007 | Thème: politique
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Le bilan du quinquennat est désastreux. Alors que Jacques Chirac avait bénéficié en mai 2002 de 82 % des suffrages, alors que la droite disposait depuis de tous les pouvoirs dans l’État, de la bienveillance des grands médias et du soutien du Medef, les deux gouvernements n’ont cessé de défendre les intérêts des hautes classes.

En économie, le laisser-faire a prévalu. Il a été sanctionné par des défaites industrielles majeures – Arcelor, Alcatel, Airbus, Pechiney – par la destruction programmée des services publics, par des résultats généraux négatifs : croissance faible, déficit budgétaire important et inefficace, déficit du commerce extérieur considérable, chômage de masse angoissant masqué par des manipulations statistiques.

Dans le domaine social, l’entreprise de destruction a été méthodique : les conditions de travail se sont aggravées, la contrainte salariale a été maintenue tandis que la politique d’exemption de cotisations sociales pour les entreprises a été poursuivie, malgré son inefficacité prouvée.

Dans le domaine international, l’opposition à l’invasion de l’Irak et la poursuite de bonnes relations avec la Russie sont à mettre au crédit du président de la République. Pour le reste, c’est le manque de volonté et de clarté qui a prévalu, au Proche-Orient, en Afrique, quant à la relance de l’Union européenne ; quant à la guerre en Irak, c’est l’attentisme qui a dominé. Le Quai d’Orsay a été abandonné à un ministre qui fait honte à la France.

Le rejet du « traité constitutionnel », la révolte des banlieues et la bataille victorieuse contre le CPE ont montré la force de la résistance opposée à l’ultra-libéralisme. Le ralliement des classes moyennes à une contestation radicale confirme que la France est dans une situation prérévolutionnaire.

La mollesse de la direction du Parti socialiste, la dispersion croissante d’une extrême gauche perdue dans son utopie et la faiblesse du mouvement gaulliste ont permis aux oligarques de continuer à gérer les affaires courantes sans tenir compte de la volonté affirmée par les Français en juin 2005 et lors des grands mouvements populaires qui ont ponctué le quinquennat.

Le déni de démocratie est patent. La détresse sociale augmente. L’attente d’une renaissance politique est générale. L’élection présidentielle devrait donc permettre de résoudre la contradiction entre la minorité privilégiée qui détient le pouvoir et la majorité des citoyens.

Tel n’est pas le cas. Au lieu de présenter des projets complets et cohérents entre lesquels les Français pourraient choisir, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou rivalisent dans la communication sur leur propre image. La plupart des promesses qu’ils font relèvent d’un Premier ministre, d’un ministre ou d’un secrétaire d’État, ou du pouvoir législatif : tout en dénonçant la « monarchie présidentielle », ils s’arrogent fictivement les pouvoirs d’un autocrate et créent la confusion dans les esprits. L’accumulation de sondages fallacieux et le spectacle médiatique renforcent l’attention donnée aux tactiques sur les arguments de fond. Seuls les « petits candidats », maltraités ou ignorés par les médias, expriment des convictions.

Il est scandaleux que certains représentants de courants minoritaires soient victimes d’un système de parrainages qui autorise toutes sortes de pressions sur les élus et qu’ils soient soumis à une présélection médiatique qui se fait selon des normes implicites.

La Nouvelle Action royaliste déplore tout particulièrement que Nicolas Dupont-Aignan, victime de ce système, ne puisse représenter, à sa manière, la tradition gaulliste dans la campagne présidentielle.

En conséquence et à regret, la Nouvelle Action royaliste préconise le vote blanc pour le premier tour de l’élection présidentielle. Il lui est impossible de choisir entre l’aile droite et l’aile gauche d’une oligarchie qu’elle récuse dans sa totalité. Face aux représentants des deux partis à vocation hégémonique, François Bayrou semble offrir la possibilité de déstabiliser le système. Cependant, la Nouvelle Action royaliste ne saurait soutenir une tentative de compromis « centriste » au sein de la classe dirigeante.

La Nouvelle Action royaliste continue à approfondir son projet politique. Elle est prête à participer à toute initiative visant à la renaissance d’un courant politique patriote et révolutionnaire.