Prise de position | La Nouvelle Action Royaliste

NON AU STATUT DE « PREMIÈRE DAME » !

Prise de position |  lundi 7 août 2017 | Thème: politique
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Depuis que le président de la République est élu au suffrage universel, la Ve République est une monarchie élective, démocratique et parlementaire - la Constitution accordant au chef de l’État des pouvoirs effectifs mais limités par le principe de séparation des pouvoirs. Les règles qui organisent l’élection présidentielle portent sur la désignation d’une seule personne, sans considération de sexe et de situation familiale. La personne élue assume seule les fonctions qui lui sont attribuées par la Constitution et c’est seulement un rang protocolaire qui est attribué à l’éventuel conjoint, hors de tout rôle politique. Ces règles ont été respectées par tous les présidents de la République, de 1958 à 2007.

Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy et l’association de sa première épouse aux affaires de l’État, les médias ont désigné comme « première dame » l’épouse ou la maîtresse du président de la République selon un cliché importé des États-Unis où l’on donne une importance au couple présidentiel. En France, l’image de « première dame » évoque les mondanités et le retour aux mœurs de Cour qui ont fâcheusement marqué certains septennats. Voulue par Emmanuel Macron qui croit que le succès est dans l’imitation du couple Obama, l’invention d’un « statut de première dame » est destinée à assurer la promotion d’une personne parfaitement respectable mais qui ne peut remplir de fonction politique puisqu’elle n’est pas élue.

La Nouvelle Action royaliste souligne que cette invention est contraire à la Déclaration des Droits de l’homme qui stipule dans son premier article que « les distinctions sociales ne peuvent être fondée que sur l’utilité commune ». Si Madame Macron vise à l’exemplarité, elle peut se consacrer à des tâches bénévoles, associatives et humanitaires.

Le projet de « statut de première dame » doit être abandonné. La Nouvelle Action royaliste appelle ses adhérents et ses sympathisants à signer et à faire signer la pétition lancée sur www.change.org