Projet de La NAR | La Nouvelle Action Royaliste

36ème Congrès (1 et 2 avril 2017) - POUR UN VÉRITABLE REVENU DE DIGNITÉ

Projet de La NAR |  jeudi 6 avril 2017 | Thème: politique
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Avec la campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2017, l'idée d'un revenu universel (RU) refait surface. Elle est l’objet d’âpres débats autour du projet de société qu’il véhicule, de ses objectifs, de ses bénéficiaires, de son montant, de son coût… Elle compte autant de partisans à droite qu’à gauche de l’échiquier politique, chez les économistes orthodoxes et hétérodoxes ; le patronat et les syndicats y sont plutôt opposés au nom de la valeur travail, les associations de lutte contre la pauvreté et les organisations environnementalistes y sont plutôt favorables… Des expériences ont été tentées ou sont en cours à l’étranger dont on ne peut tirer aucun enseignement.

Dans le droit fil de la motion adoptée en 1995, et conformément au préambule de la Constitution de 1946, la Nouvelle Action royaliste rappelle que « tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler doit obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence » (alinéa 11).

Dans cette perspective, la Nouvelle Action royaliste :

  •                 Réaffirme « l’obligation de ne pas réduire l’activité à la seule notion d’emploi salarié et de procurer une rémunération à une activité qui ne s’inscrirait pas nécessairement dans le cadre du travail physique, du travail sur machine, du commerce et de l’administration classique » (motion du congrès de 1995), et qu'une nouvelle politique des revenus ne doit pas s’exonérer d’une véritable politique de l’emploi, en accord avec le préambule de la Constitution de 1946 qui dispose que « chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi » (al. 5).
  •                 Récuse le principe d’un revenu universel, inconditionnel, individuel et forfaitaire,
  •                 Réaffirme la nécessité d'une plus juste répartition de la richesse nationale produite en faveur du travail,
  •                 Estime que les montants avancés par les partisans du RU, quel que soit le courant de  pensée auquel ils se rattachent, sont insuffisants pour permettre à des ménages de vivre dignement,
  •                 Considère que les montants de revenu à atteindre pour permettre à un ménage de vivre décemment sont donnés par les travaux de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale sur les budgets de référence, soit 1 424 euros nets pour une personne seule et 3 284 euros nets pour un couple avec deux enfants (données 2015),
  •                 Pense que les politiques de redistribution doivent garantir ces minima, sans se substituer aux prestations sociales existant par ailleurs,
  •                 Juge que le financement de ce revenu de dignité passe par une politique fiscale plus juste et par des prélèvements qui visent la réduction des écarts de revenu primaire de 1 à 100 dans un premier temps, pour atteindre 1 à 12, à terme, mais aussi par la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale qui représentent entre 60 et 80 milliards d’euros chaque année, et non par une augmentation de la fiscalité des classes moyennes,
  •                 Considère que ce revenu de dignité constitue un élément d’une politique économique globale de relance de l'économie nationale.