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Projet de La NAR | La Nouvelle Action Royaliste

L'enseignement de l'Histoire

Projet de La NAR |  lundi 13 avril 2015 | Thème: histoire
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L’enseignement de l’histoire a longtemps permis à la République de donner aux citoyens un cadre commun de références historiques et idéologiques. Pendant près d’un siècle, la méthode d’enseignement, héritée de la IIIe République et de ses hussards noirs,  a façonné les esprits en créant un véritable roman national qui, s’il n’était pas exempt de parti pris, avait le mérite de donner à chacun les éléments lui permettant de juger de la situation qui prévalait à son époque et d’accomplir, en toute connaissance de cause, ses devoirs de citoyen.

Aujourd’hui, nous ne pouvons que constater que cette entreprise de création d’un cadre commun de connaissances a disparu et que les effets de cette disparition se font sentir intellectuellement mais aussi politiquement et socialement.

La Nouvelle Action royaliste constate que :

  • Depuis la réforme Haby de 1976, un phénomène de destructuration touche l’enseignement en général et celui de l’Histoire en particulier ;
  • L’effondrement du discours et de la structuration marxistes de l’Histoire, dans les années quatre-vingt, a accéléré le phénomène ;
  • La volonté de privilégier, pendant trente ans, l’histoire des mentalités et l’histoire quantitative s’est faite aux dépens des autres pans de la discipline ;
  • La politique de sélection des élites par les mathématiques, contre toute espèce d’autre discipline, même de sciences dures, a pour but de créer des techniciens mais certainement pas des citoyens ;
  • L’utilisation de l’internet par les élèves et les étudiants, sans filtre et sans contrôle, peut favoriser les visions tronquées, ou manipulées, d’événements historiques fondamentaux.

Mais, pire encore, la Nouvelle Action royaliste déplore que :

  • Le pédagogisme provoque la déstructuration dans la transmission des savoirs et participe, dès l’école, à la transformation des futurs citoyens en futurs consommateurs ;
  • L’européisme, devenu une idéologie, tend avant tout à supprimer toute référence à la Nation au profit du grand-tout européen ;
  • Le développement de projets éducatifs décentralisés, notamment départementaux, présente le même risque ;
  • Le fait que la France, qui a disposé pendant des décennies, d’une primauté dans l’historiographie à l’échelle internationale, ait perdu sa place et se trouve aujourd’hui à la traîne, notamment des vastes mouvements historiographiques anglo-saxons.

En conséquence, et tenant compte de l’intérêt sans cesse réitéré des Français pour leur histoire, et consciente de la nécessité intellectuelle et politique d’un enseignement de qualité, la Nouvelle Action royaliste propose :

  • De permettre à l’enseignement de l’Histoire de retrouver à la fois ses bases et sa structuration ;
  • Pour ce faire, de permettre le retour à la chronologie qui est porteuse de structuration de la pensée et d’analyse pertinente de notre situation présente par une bonne connaissance de notre passé ;
  • De promouvoir l’étude des sources, sans présupposé idéologique et dans la recherche honnête de l’exactitude des faits ;
  • Enfin, sans tourner le dos à l’histoire quantitative ou à celle des mentalités, de permettre de s’inscrire dans une structuration propre à offrir aux citoyens, actifs ou en devenir, de disposer des éléments nécessaires à leur participation au projet national.