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Projet de La NAR | La Nouvelle Action Royaliste

La politique de défense nationale

Projet de La NAR |  dimanche 13 avril 2008 | Thème: politique
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Après l’effondrement de l’Union soviétique, la guerre du Golfe sembla consacrer la domination complète des États-Unis. Les opérations aériennes de l’Otan contre la Yougoslavie, en 1999, renforcèrent cette illusion d’invincibilité.

La défaite politique et militaire de la coalition en Irak après l’invasion réussie de 2003 et l’échec manifeste des troupes de l’Otan en Afghanistan font apparaître une transformation de la guerre qui doit conduire à une réorientation stratégique. Ces guerres se déroulent sur des territoires fragmentés ; elles mettent aux prises des soldats de métier et des « combattants militants » plus ou moins reliés à des centres transnationaux (Al-Qaïda) ou à des organisations régionales (Hezbollah) agissant jusqu’au sacrifice suprême par conviction politique ou religieuse. Ces derniers disposent, à la différence des guérilleros traditionnels, de technologies courantes (ordinateurs pour le guidage des missiles) qu’ils utilisent contre les équipements classiques et les cibles urbaines.

Le gouvernement ne saurait négliger l’ensemble de ces données s’il souhaite que l’armée continue de protéger le territoire national et que la diplomatie française assure à la France un rôle majeur dans les relations internationales.

Quant à ce double enjeu, la Nouvelle Action royaliste dénonce l’engagement croissant de la France en Afghanistan et la désignation de l’Iran comme ennemi principal – dans la ligne de la stratégie étatsunienne. Elle récuse le projet de réintégration complète dans l’Otan, qui aboutira à une soumission militaire et politique aux États-Unis ; elle continue de militer pour un retrait total de l’Otan, devenu l’un des instruments de la « guerre des civilisations » ; elle maintient son souhait d’un retrait des troupes américaines du continent européen et d’une organisation européenne de coopération militaire incluant la Russie.

La Nouvelle Action royaliste préconise le maintien et la modernisation de nos armes nucléaires et de leurs vecteurs afin que la dissuasion soit exercée à l’égard de tout adversaire qui tenterait de mettre en péril les intérêts vitaux de la nation. Quant à cet objectif, les considérations financières sont secondaires.

La Nouvelle Action royaliste souhaite que les forces armées soient mieux préparées à faire face aux nouveaux types de conflits sans pour autant négliger le risque d’affrontements classiques. C’est pourquoi elle propose :

Le renforcement des équipements lourds dans les trois armes : développement et modernisation de la flotte, de l’aviation, des blindés, de l’artillerie lourde. Une grande partie des équipements (véhicules, systèmes informatiques) peut être fabriquée dans l’industrie privée mais la nationalisation complète des industries de l’armement reste indispensable pour des raisons de sécurité et de rationalité économique et financière.

Le maintien du haut niveau atteint par notre système de renseignement avec adjonction croissante des nouvelles technologies (observation par satellite et traitement des données) et renforcement des capacités informatiques de nos services, aujourd’hui insuffisantes.

Un entraînement des troupes bien adapté aux nouvelles formes du combat en milieu urbain. Les populations civiles sont un enjeu décisif de guerres où le renseignement local et la propagande jouent un rôle considérable. D’où la nécessité d’un programme de formation en sciences politiques pour l’ensemble des personnels de la Défense nationale et pour les officiers des armées alliées.

Les responsables politiques français, qui adhèrent par conformisme à une vision pacifiste et moralisante de conflits envisagés selon l’idéologie humanitaire, doivent quant à eux se persuader que la guerre est redevenue l’une des dimensions de l’action politique : par delà toutes les considérations technologiques, au-delà des objectifs économiques, la guerre a de nouveau pour enjeu la construction, la reconstruction ou la défense des États – ce qui suppose à chaque fois une large adhésion populaire.

Dans la paix comme dans la guerre, le principe de légitimité est fondamental et, sous diverses modalités, demeure décisif pour chaque nation.